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Transports :

Ne soyez pas surpris par la façon de conduire des Chinois. Le plus souvent, ils ne savent pas se garer, ne respectent pas les règles de bon sens (à un carrefour, durant des embouteillages, ils s’avanceront au milieu du carrefour, empêchant ainsi les voitures qui arrivent sur les côtés d’avancer) et ne se préoccupent pas des piétons. En Chine, on apprend rarement à conduire en situation réelle. On privilégie les circuits fermés pour « éviter qu’il n’y ait trop d’embouteillages » selon un ami chinois.

A l’inverse, quand il y a un accident, les constats (s’il y en a) se font dans l’anarchie la plus absolue. La loi stipule en effet que les véhicules doivent rester sur le lieu de l’accident jusqu’à ce que la police arrive et de ne pas se garer sur le bas côté. Ce qui provoque des embouteillages monstres. La police n’arrive jamais (ou une à deux heures plus tard). Les conducteurs des véhicules accidentés continuent à se donner des noms d’oiseaux et les victimes demandent des sommes astronomiques pour réparer leur voiture légèrement éraflée. Bref, rien ne semble logique en Chine. 

Taxis 

L’avantage de Beijing, voire de la Chine, c’est que vous pouvez trouver un taxi tous les jours à toute heure, à des prix imbattables par rapport aux pays occidentaux. Il vous suffit de tendre le bras et le taxi s’arrête pour vous prendre. De jour, les taxis libres ont leur compteur rouge relevé. De nuit, le compteur rouge et l’enseigne sur le toit sont allumés.

Attention : les taxis ne peuvent pas s’arrêter sur l’avenue Chang’an jie, ni autour de la place Tian’anmen autour des bâtiments administratifs. Pensez à prendre le métro jusqu’à Wangfujing si vous êtes fatigué de marcher.

Une fois dans le véhicule, regardez la carte de supervision posée devant vous si vous êtes assis sur le siège avant, côté passagers. Vous y verrez une photo, le nom de la compagnie privée pour laquelle travaille le chauffeur de taxi, le nom du chauffeur et un numéro. Plus ce chiffre est élevé, plus le chauffeur est nouveau dans le métier. Vous pouvez donc être sûr qu’un chauffeur de taxi dont le nombre est supérieur à 200 000 ne connaîtra pas bien la ville. Ces nouveaux chauffeurs ont de quelques mois d’expérience à une année tout au plus. Et ils sont souvent originaires de la banlieue périphériphérique de Beijing, de Miyun généralement. Ce chiffre dépasse actuellement les 240 000. A l’inverse, plus le chiffre se rapproche de « zéro » et plus le chauffeur est expérimenté.

Les chauffeurs de taxi sont réputés être capricieux. Moins maintenant avec l’arrivée des JO de Beijing. A bord, les chauffeurs restent les maîtres. Si vous tombez sur un chauffeur inexpérimenté mais honnête, il vous fera comprendre de descendre du véhicule parce qu’il ne connaît pas l’endroit indiqué ou vous demandera de le guider ou téléphonera à un autre confrère. Si vous tombez sur un chauffeur de taxi malhonnête, ce dernier n’admettra pas qu’il ne connaît pas l’endroit en question, vous fera tourner en rond et prendra des détours pour faire augmenter le compteur. Et vider votre porte-feuille… Si vous parlez un peu le chinois, vous pouvez également revoir vos courses à la baisse si vous vous apercevez que votre chauffeur ne vous a pas écouté et a pris la mauvaise direction au lieu du raccourci que vous connaissez.

En Chine, notamment à Beijing et à Shanghai, il est possible EN THEORIE de refuser de payer une course si vous n’êtes pas satisfait du service. Mais cela ne reste que de la théorie. Dans la pratique, vous risquez d’en discuter pendant des heures avec un chauffeur et de finir au poste de police.

Il existe nombre d’anecdotes sur les chauffeurs de taxi : par exemple, dans une ville en Chine, l’un d’eux souhaitait améliorer et pratiquer son anglais. Il arborait une pancarte dans son véhicule où il était écrit : « Si vous m’apprenez l’anglais, je vous fais la course gratuite ». Mais vous aurez certainement l’occasion de les vivre par vous-même.

Dans tous les cas, évitez de vous emporter contre un chauffeur de taxi. Préférez un ton calme mais autoritaire s’il est en tort. Et pensez à dire « roulez prudemment » mandian (r) (慢点儿), « merci » (xiexie 谢谢) et « au revoir » (zaijian 再见) avant de descendre de la voiture. Un peu de politesse ne fait jamais de mal. Ne soyez pas surpris si l’on ne vous répond pas. Même les amis chinois entre eux ne se disent ni « bonjour », ni « merci », ni « au revoir ».

Astuce : Si vous ne parlez pas chinois et que le chauffeur de taxi ne comprend pas l’adresse que vous lui dites en pinyin approximatif, n’hésitez pas à contacter les magasins ou les lieux où vous souhaitez vous rendre et tendez votre téléphone portable au chauffeur. Autrement, vous pouvez imprimer les adresses (du mandarinier) ou demander à une personne qui sait écrire le chinois de les rédiger pour vous en caractères chinois. 

Métros (ditie 地铁)

Il existe actuellement 3 lignes principales de métro : les lignes 1 (rouge : yi hao xian 一号线), 2 (bleu : er hao xian 二号线) et la ligne 13 (jaune : shi san hao xian 十三号线). La ligne 8 (ba tong xian 八通线) est une extension de la ligne 2 et dessert les banlieues est de la capitale. Beijing prévoit de développer 8 autres lignes d’ici à 2008.

Les tarifs des billets sont de 3, 4 et 5 yuans. Les billets à 3 yuans servent à prendre les lignes 1 et 2. Les billets à 4 yuans servent à prendre la ligne 8. Et les billets à 5 yuans, la ligne 13.

Le système de métros de Beijing semble encore relativement archaïque. Le personnel du métro vend inlassablement des billets ou déchire des talons de billets toute la journée. La mécanisation se met progressivement en marche. La ligne 13 est équipée de lecteurs de tickets depuis au moins deux ans aux stations principales. Et depuis le début de l’été 2006, les billets en papier ont été remplacés par des cartes rechargeables magnétiques.

Aux dernières nouvelles, les cartes de métro mensuelles ont été supprimées de la circulation. Raison invoquée : une trop grande demande. Il est vrai que leur faible coût (50 Yuans) suscitait une grande frénésie et faisait la part belle aux revendeurs « illégaux » qui laissaient leur numéro de portable dans les métros ou se postaient devant les bouches de métro avec une simple pancarte. Ces cartes n’étaient accessibles qu’aux Chinois même si certains étrangers pouvaient les utiliser en demandant à leurs amis chinois de les aider à obtenir une carte.

Le métro de Beijing n’a rien de confortable. Il n’est ni rapide, ni calme : le haut-parleur beugle pendant tout le trajet les horaires des premiers et des derniers trains au départ de quasiment toutes les stations, donne des consignes de savoir-vivre et annonce les prochaines stations en chinois et en anglais. Les passagers s’y bousculent, poussent de tous les côtés, s’entassent pêle-mêle. Bref, c’est loin d’être une partie de plaisir. Mais il reste bien pratique surtout aux heures de pointe. Et l’avantage, c’est que vous attendrez rarement plus de 5 minutes le prochain métro. Sauf vers 20h où l’attente moyenne est d’un quart d’heure, selon les lignes.  

Il est facile de prendre le métro. Il suffit de suivre les panneaux indicateurs. Comme partout, il faut un certain temps d’adaptation pour retenir des noms de stations qui paraissent compliqués quand on ne parle pas le chinois. Consultez les cartes murales ou celles du métro avec attention pour savoir à quelle station descendre. Les noms des stations sont écrits en caractères chinois et en pinyin et sont annoncés dans les haut-parleurs. A l’arrivée, si vous n’êtes pas sûr de l’endroit où aller, consulter les cartes de la ville mises à disposition pour savoir quelle sortie vous devez prendre. Les sorties sont indiquées par les lettres : A.B.C.D. Ou demandez à un des membres du personnel du métro, reconnaissables à leur uniforme bleu en leur montrant une adresse écrite en caractères chinois.

Bus (gong gong qiche 公共汽车et trolleybus (wugui dianche无轨电车)

Beijing compte plus de 700 lignes de bus et de trolleys dont environ 200 en centre-ville qui circulent le plus souvent de 5h30 à 23h environ. Les anciens véhicules polluants et rouillés sont progressivement remplacés par des bus flambant neufs qui consomment une énergie plus naturelle. Seul problème : les poignées pour se tenir ne sont pas encore très répandues. Les barres verticales accrochées au plafond ne sont pas propices à un confort absolu.

Pour l’instant, peut-être que cela viendra plus tard, très peu, voire quasiment aucune station de bus n’est équipée d’écrans pour consulter les heures de passage du prochain bus et d’autres informations pratiques. Le passage des bus est assez aléatoire et dépend de l’état de la circulation en ville. Les arrêts de bus se reconnaissent à leurs pancartes indiquant le numéros de lignes de bus qui desservent ces arrêts, ainsi qu’à un autre panneau rouge précisant le nom de toutes les stations desservies par ces lignes, et le nom de la station de départ et d’arrivée (tout en chinois). De plus en plus de stations sont équipées de bancs et d’un abri.

A Beijing comme ailleurs, les portes de devant (et du milieu si c’est un bus à accordéon sont utilisées pour monter à bord (On pourra y lire le caractère shang 上). Celles de derrière, pour descendre (xia 下). Le ticket s’achète auprès de la guichetière (souvent une femme), située juste après le chauffeur.

Attention : de plus en plus de bus et de trolleybus n’ont plus de guichetiers. Ils ont été remplacés par le même système qu’en Grande-Bretagane, à savoir, un simple boîtier où vous y glissez la somme. Prévoyez la monnaie exacte.

Le prix des tickets varie de 5 maos ou jiaos à 1 et 2 yuans, selon les lignes. Comptez 5 maos pour les trolleybus. Les bus de lignes portant un numéro de 1 à 22 coûtent 1 yuan la course, quelle que soit la distance. Les lignes de bus commençant par 200 sont les bus nocturnes. A partir du numéro 300, ce sont les bus qui vont jusqu’en proche banlieue. Les prix des billets dépendent alors de la distance. Les bus dont le numéro commence par 800 sont les bus climatisés et qui sillonnent les principales artères commerçantes. A partir de 900, ce sont les bus qui desservent les banlieues éloignées.

Pour plus de renseignements sur les lignes et le réseau de bus de Beijing, vous pouvez consulter le site en anglais du Beijing Public Transportation Corporation : www.bjbus.com/english/default.htm

Les engins à trois roues

Les tricyles

Que ce soit pour visiter les ruelles de Beijing dans le quartier des lacs ou comme moyen de transport, les tricyles sont le plus souvent en meutes. On les trouve dans les quartiers touristiques (tour du tambour, Houhai etc…), dans le quartier russe (yabaolu 雅宝路) ou assez loin du centre-ville (dans l’ouest de Beijing par exemple). Ils peuvent être pratiques pour de courtes distances si le lieu où vous souhaitez aller n’est pas bien desservi. Négociez le tarif avant de monter dans le véhicule. Refusez toute somme qui vous paraît astronomique par rapport à la distance où vous devez aller. Comptez un peu plus si vous êtes deux personnes.

Les motos à trois roues

Ces véhicules ont l’avant d’une moto et deux roues à l’arrière. Vous vous asseyez le dos tourné au conducteur. Les motos à trois roues peuvent être des moyens de transport classiques mais sont le plus souvent utilisés par des personnes handicapées. Les prix sont bien moins chers que ceux des taxis à compteurs. Ces véhicules n’étant pas équipés de compteurs, faites attention aux malentendus et incompréhensions au niveau du tarif. Négociez bien le prix de la course avant de monter dans le véhicule. En cas de doute, écrivez au préalable le tarif en Yuans avec la devise (Yuan 元) sur un bout de papier et tendez-le s’il y a litige et que le conducteur vous demande des dollars à la place.

 
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